Le miel est la substance sucrée produite par les abeilles à partir du nectar des fleurs ou du miellat de pucerons qu'elles récoltent et entreposent dans les alvéoles de la ruche. Il est issu d'abeilles domestiquées élevées en ruches, ou d'abeilles sauvage (on parle alors de miel sauvage, que l'ONU (FAO) classe comme produit forestier, autre que le bois. Il est souvent la seule source de sucre des populations indigènes les plus retirées des forêts tropicales.
Sa fabrication :
L'apiculture consiste à élever des abeilles afin de récolter le miel. Le premier travail de l'apiculteur est de fournir une ruche aux abeilles. Les abeilles butineuses ont en charge l'approvisionnement de la ruche. Chaque matin, l'abeille va butiner dans les champs de fleurs où elle a travaillé les jours passés ou part à la découverte de nouvelles plantes. Une fois posée sur une fleur, l'abeille en écarte les pétales, plonge sa tête à l'intérieur, allonge sa trompe et aspire le nectar qu'elle met dans son jabot. Après avoir visité plusieurs fleurs et rempli son jabot, elle rentre à la ruche, puis dépose son chargement dans la bouche d'autres abeilles ouvrières. A la place du nectar de fleur, les abeilles peuvent récolter du miellat, excrément sucré des pucerons qui sera utilisé de la même façon que le nectar de fleur. C'est ce produit de base qui est notamment utilisé pour le miel de sapin.
Le scientifique Heinrich a mesuré le volume de travail effectué par les abeilles butineuses. Ainsi, pour produire un pot de 500 grammes de miel, les abeilles doivent effectuer plus de 17.000 voyages, visiter 8.700.000 fleurs, le tout représentant plus de 7.000 heures de travail.
La chaleur de la ruche, ainsi que les courants d'air créés par les abeilles ventileuses, font évaporer le trop-plein d'eau du nectar. De plus, grâce au travail des ouvrières qui l'aspirent puis le recrachent, le nectar, ainsi mêlé à de la salive et à des sucs digestifs, est prêt à être ensuite rangé dans des alvéoles spéciales. Il va se transformer en miel. L'hiver venu, les abeilles puiseront dans ces réserves pour s'alimenter.
Interêt nutritionnel et usages thérapeutiques :
Ses bienfaits sont multiples, et différents selon le type de miel.
Le miel renferme moins de calories que le sucre (64 calories contre 84 pour 20 g). Il a le même index glycémique mais apporte plus d’antioxydants.
Lors des jeux Olympiques les athlètes buvaient de l'eau miellée pour recouvrer rapidement leurs forces.
Source de longévité, le miel ralentit les processus physiologiques du vieillissement, et diminue l'affaiblissement prématuré des fonctions vitales.
Hippocrate (le plus grand médecin de l'Antiquité, 460/377 av. JC) disait que l'usage du miel conduisait à la plus extrême vieillesse, et le prescrivait pour combattre la fièvre, les blessures, les ulcères et les plaies purulentes.
Jusqu'à l'époque de Paracelse le miel jouissait d'une haute estime en médecine. Il était utilisé notamment comme agent antiseptique pour la guérison des infections et s'avère efficace pour le soin en douceur des verrues, boutons infections, furoncles.
Récemment, des chercheurs européens ont décidé d'étudier de façon plus importante le miel comme traitement cicatrisant.
Pour cicatriser une plaie, rien ne vaut le mielLes vertus cicatrisantes et antiseptiques du miel vont être évaluées
Paris, le 28/07/06. LJS.com - Le Journal Santé -
Des médecins chercheurs de quatre centres hospitaliers universitaires allemands (Bonn, Düsseldorf, Hambourg et Berlin) viennent d’annoncer qu’ils allaient lancer une étude de grande envergure sur les propriétés curatives… du miel ! Aussi surprenant que ça puisse paraître, le miel est très efficace pour cicatriser et désinfecter les plaies. Même si ce produit a pour l’instant fait l’objet de peu d’études, il est utilisé de manière empirique dans un certain nombre d’hôpitaux, notamment en Allemagne et en France.
Cette étude comportera deux volets. Le premier, qui aura lieu dans les prochains mois, concernera les effets du miel sur l’évolution d’une centaine de maladies. Le second consistera à comparer l’efficacité du miel à celles d’autres produits antiseptiques et cicatrisants. Le miel, un remède connu et utilisé depuis longtemps…
Les propriétés médicinales du miel étaient déjà connues il y a plusieurs milliers d’années, notamment par les Egyptiens. Le miel a été utilisé durant la première et la deuxième guerre mondiale pour accélérer la cicatrisation des plaies des soldats. Avec l’arrivée des antibiotiques, les propriétés du miel ont quelques peu été oubliées. Mais depuis un certain nombre d’années les médecins et notamment les pédiatres les redécouvrent. Car le miel possède des vertus surprenantes.
Le miel pour cicatriser les plaies des enfants hospitalisés
« A l’hôpital, nous sommes régulièrement confrontés à des germes résistants à la plupart des antibiotiques explique le docteur Arne Simon, pédiatre dans le service de cancérologie de la clinique universitaire de Bonn. C’est pour cette raison que l’utilisation thérapeutique du miel est très intéressante pour soigner les plaies ». Ses jeunes patients cancéreux rencontrent des gros problèmes de cicatrisation. « Normalement, les blessures de la peau cicatrisent en une semaine. Chez nos patients, ça peut prendre un mois voire même plus longtemps. ».
D’après Kai Sofka, spécialiste des plaies dans le même service, « grâce aux cataplasmes de miel, le tissu mort est rejeté plus rapidement et les plaies cicatrisent plus vite. Par ailleurs, nos petits patients souffrent moins quand on doit changer leurs pansements : avec le miel, les bandages sont plus faciles à enlever et ils n’endommagent pas la peau qui vient de se reformer. Des plaies qui ne parvenaient pas à cicatriser depuis des années ont même été stabilisées grâce au miel ».
Des vertus antiseptiques étonnantes…
Une étude australienne a également montré récemment que le miel était plus efficace que l’antibiotique Mupirocine, pour traiter un germe multi résistant appelé MRSA (Methicillin Resistant Staphylococcus Aureus).
Le miel contient aussi une enzyme appelée glucose oxydase : celle-ci permet la transformation constante de petites quantités de sucre en peroxyde d’hydrogène, un antiseptique particulièrement efficace plus connu sous le nom d’eau oxygénée. Dans le traitement des plaies, ce produit est généralement utilisé en grandes quantités à cause de son instabilité chimique. Conséquence : il détruit les bactéries mais endommage également les cellules de la peau. L’intérêt du miel, c’est qu’il produit du peroxyde d’hydrogène à des quantités infimes, justes suffisantes pour détruire les germes sans abîmer la peau.
Source Le journal Santé.
Sa composition :
Des glucides (sucres) en grande quantité : 78 à 80%,
représentés essentiellement par du fructose (ou lévulose) : 38%,
glucose : 31%,
ainsi que du maltose, du saccharose(dextrose) et divers autres polysaccharides.
De l'eau : 17%
Des protides : moins de 1%, mais contenant un très grand nombre d'acides aminés libres : acide aspartique, acide glutamique, alanine, arginine, asparagine, cystine, glycine, histidine, isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, proline, sérine, tryptophane, tyrosine et valine.
Des sels minéraux : de 0,3% pour les miels de nectar, jusqu'à 1% pour les miels de miellat, avec plus d'une trentaine d'éléments déjà inventoriés : aluminium, argent, arsenic, baryum, béryllium, brome, calcium, césium, chlore, chrome, cobalt, cuivre, fer, lithium, magnésium, manganèse, mercure, molybdène, nickel, or, palladium, phosphore, potassium, rubidium, scandium, silicium, sodium, soufre, strontium, titane, vanadium, zinc, zirconium. Ces éléments minéraux ne sont pas toujours tous présents dans un miel déterminé. Par contre, certains le sont systématiquement dans tous les miels et souvent alors en grande quantité, notamment le potassium, premier cation intracellulaire indispensable à la vie. Il faut savoir également que les miels foncés sont globalement plus riches quantitativement en matières minérales que les miels clairs.
Des acides organiques, libres ou combinés sous forme de lactones : 0,3%, le principal d'entre eux étant l'acide gluconique.
Un grand nombre de vitamines, dont les quantités, loin de couvrir nos besoins journaliers, n'en constituent pas moins un appoint non négligeable. Le miel contient essentiellement les vitamines B1, B2, B3 (ou vitamine PP), B5, B6, C, et accessoirement les vitamines A, B8 (ou vitamine H), B9, D et K.
Des lipides (corps gras), en infime quantité, sous plusieurs formes :
triglycérides,
acides gras (acide palmitique, oléique, et linoléique).
De nombreux composés organiques complexes :
Des enzymes, dont les principaux sont les amylases alpha et bêta, la gluco-invertase et la gluco-oxydase ; ces enzymes (qui facilitent la digestion des aliments et sont à l'origine de certaines vertus du miel) sont détruites par un chauffage exagéré du miel qu'il y a donc lieu de toujours éviter.
Plusieurs facteurs antibiotiques naturels, regroupés sous le nom générique d'inhibine, qui sont en fait de puissants bactériostatiques, c'est-à-dire qu'ils empêchent le développement des bactéries mais ne les tuent pas.
De nombreuses autres substances biologiques diverses :
un principe cholinergique proche de l'acétylcholine,
un principe œstrogène,
des flavonoïdes dotés de multiples et intéressantes propriétés physiologiques,
des alcools et des esters,
des substances aromatiques qui non seulement donnent l'arôme (comme l'acide phénylacétique) et le goût spécifique d'un miel donné, mais qui ont aussi des vertus thérapeutiques,
des matières pigmentaires, spécifiques à chaque miel, qui lui donnent sa couleur propre.
Et enfin des grains de pollen qui en signent l'origine botanique.
Sa composition chimique élémentaire :
D'un point de vue analyse élémentaire, le miel est donc essentiellement composé de carbone, d'hydrogène et d'oxygène (composants de base des composés organiques). Les teneurs en autres éléments minéraux cationiques sont dans les gammes suivantes, en mg/kg (ppm):
Potassium - K : 200 – 1500
Calcium - Ca : 40 – 300
Sodium - Na : 16 – 170
Magnésium - Mg : 7 – 130
Aluminium -Al : 3 – 60
Fer - Fe : 0,3 – 40
Zinc - Zn : 0,5 – 20
Manganèse - Mn : 0,2 – 10
Cuivre - Cu : 0,2 – 6,0
Nickel - Ni : 0,3 – 1,3
Cobalt -Co : 0,01 – 0,5
Chrome - Cr : 0,1 – 0,3
Plomb - Pb : < 0,02 – 0,8
Cadmium - Cd : < 0,005 – 0,15
Le miel est acide, avec un pH estimé entre 4,31 et 6,02.
Source Persos